«L’Internet ‘sans fil’ ne l’est pas»

«L’Internet ‘sans fil’ ne l’est pas»

C’est sur ce constat que commence l’interview de Jean-Luc Vuillemin, directeur des réseaux internationaux d’Orange dans le dernier numéro d’ Usbek&RICA.

En effet, la quasi-totalité des échanges électroniques passent par des câbles sous-marins de fibre optique (pas plus épais qu’un cheveux !). Sa fragilité relative (90% des ruptures dues à des chalutiers, requins, …) et son intérêt stratégique (GAFAM/BATEX qui n’hésitent pas à déployer leur propres infrastructures VS les opérateurs de télécoms) sont des sources « de tension […] extrêmement réels. »

Ils permettent de sortir certains territoires de l’enclavement numérique comme la petite île de Mayotte (Fr.) et N’gazidja (Union des Comores). J’ai eu le plaisir d’assister le 25 février dernier à l’atterrissement du câble FLY LION 3 au petit port de pêche de Mtsapéré par Orange Marine. La journée précédente fut l’occasion de visiter le câblier de la même société, le Léon Thévenin.

400 km de câbles relient désormais ces deux îles qui dépendaient d’une seule sortie jusqu’alors (LION 2 pour Mayotte et EASSy pour la Grande Comore). Côté performance, LION 3 c’est deux paires de fibre d’une capacité de 4 Tbits. Toutefois, ce câble n’a pas vocation à être exploité de façon permanente mais doit permettre de pallier à une défaillance de son grand frère LION 2.

Ressources :

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